La dépression: Et si on en parlait?

Sammantha Thom 09 mai 2023 - 17 min
La dépression: Et si on en parlait?

La neuropsychologue Sonia Gagnon, qui exerce au Québec depuis plus de vingt ans, a accepté de nous apporter des réponses qui, non seulement nous ont enseignés sur le sujet, mais nous ont aussi édifiés et rappelé une vérité que jamais, sous aucun prétexte, nous ne pouvons permettre d’oublier : Dieu nous aime profondément et c’est ce même amour qu’il nous appelle à manifester à tous.

Interview

VSTC : Quelle est la définition ou la description de la dépression ? __

Sonia Gagnon : La dépression est un trouble de santé mentale où pendant deux semaines il y a des symptômes présents chaque jour, c’est vraiment une intensité de symptômes négatifs qui sont là pendant au moins deux semaines et qui représentent un changement par rapport à notre fonctionnement habituel dans notre quotidien. Pour poser un diagnostic de dépression, ça prend d’abord deux critères : soit une tristesse qui continue pendant deux semaines ou une perte d’intérêt qui est là ; par exemple, habituellement je suis intéressé par beaucoup de choses et d’un coup, il n’y a plus rien qui m’intéresse et cela dure pendant deux semaines.

Ensuite, il y’a d’autres symptômes qu’on doit regarder. Est-ce qu’il y’a une perte de poids, un gain de poids, de l’insomnie, de l’hypersomnie, de la fatigue, une accusation ou un sentiment de dévalorisation, du dénigrement ou de la culpabilité dont on n’arrive pas à se libérer, des difficultés de concentration, des difficultés au niveau de la libido, des idées suicidaires ? Tous ces symptômes ne sont pas obligés d’être là, il en faut 5 pour poser un diagnostic de dépression. Je résumerais en disant que ce sont des émotions négatives qu’on vit plus longtemps, plus intensément que la moyenne des gens du même âge, et qui apportent une altération du comportement au quotidien.

Généralement quand on entend parler de dépression, on imagine deux grands cas de figure. Soit la personne qui passe par quelque chose et à cause de facteurs externes dans cet état émotionnel de grande tristesse que vous venez d’expliquer, par exemple la dépression post-partum. Soit la personne qui passe par une dépression depuis bien plus de deux semaines, cela s’allonge depuis des années, des personnes qui ont « toujours été dépressives ». Est-ce que c’est ainsi qu’on catégoriserait la dépression ?

Le deuxième cas que vous expliquez, un état permanent dans lequel on est toujours envahi par une grande tristesse : alors on va parler d’un trouble dépressif persistant, en revanche ça ne vient pas toujours nécessairement altérer le fonctionnement. On est capable de vaquer à nos occupations, mais on sait qu’on est envahi par un état émotif pas très agréable. Oui, cela existe comme diagnostic. Puis, il y’a aussi la dépression majeure qui survient suite à des événements, peut-être des changements hormonaux, vous avez [donné l’exemple] de la dépression post-partum. Oui, on peut dire qu’il y’a deux grandes catégories d’états dépressifs.

Comment différencie-t-on les deux ? Est-ce qu’on retrouve les mêmes symptômes dans les deux états dépressifs ?

Dans le trouble dépressif récurrent, on n’a pas besoin des cinq critères, seulement de deux critères. Il faut avoir l’humeur triste ou la perte de motivation pendant deux ans pour avoir ce diagnostic-là. Si je suis toujours maussade, qu’il n’y a pas grand-chose qui me fait rire, j’ai besoin de deux autres symptômes [parmi ceux mentionnés plus haut].

Est-ce que la dépression peut être provoquée par le décès d’un proche, la perte d’un emploi ou même un rêve brisé ; la Bible dit par exemple que l’espoir différé rend le cœur malade. Bref, la dépression peut-elle survenir dans n’importe lequel de ces scénarios où ça prend vraiment des facteurs particuliers ou des événements précis pour plonger dans une dépression ?

Si l’on prend l’exemple du deuil, il y’a une étape dans le deuil qu’on va appeler le vécu dépressif : quand tout d’un coup on fait face à la perte réelle, dans le sens où l’on touche à la souffrance dans toute son ampleur, cette douleur-là c’est comme si l’on tombait dans une dépression parce qu’on vit des symptômes dépressifs importants ; mais ça ne va pas nous amener à un niveau de dysfonctionnement important. Alors on ne peut pas qualifier ça de dépression, on va appeler ça un vécu dépressif. Ce sont des symptômes qui s’apparentent à la dépression, mais qui ne m’amènent pas à avoir de la difficulté nécessairement. Je peux être ralentie dans mon fonctionnement, mais ça ne m’amène pas à être dysfonctionnelle. Quand on parle de dépression majeure, c’est vraiment parce que j’arrive plus à fonctionner au quotidien. Oui, dans le deuil, il y’a une période qu’on appelle le vécu dépressif, mais ça n’est pas une dépression majeure dans le sens même du terme qu’on emploie pour définir la dépression.

Alors il faut vraiment comprendre que la dépression implique une situation de dysfonctionnement, mais qu’est-ce qui habituellement peut causer une dépression ?

Alors on a parlé de la dépression postnatale, il peut avoir des changements hormonaux, une problématique au niveau de la thyroïde, des changements hormonaux pour les femmes dans certaines saisons de leur vie (l’arrivée de la ménopause, l’accouchement, etc.). Tout l’aspect de la chimie organique qui se trouve à être perturbée parce qu’il y’a quelque chose qui se passe dans le cerveau peut générer une dépression. Ce qu’on va voir souvent en clinique, c’est davantage le fait d’avoir été soumis à des stresseurs pendant longtemps ou l’une après l’autre se sont succédé des événements qui m’ont obligé à constamment me « suradapter », cela amène de l’anxiété sur une bonne période. De plus en plus, on comprend et l’on explique la dépression par le fait que c’est une conséquence, un trouble anxieux, très souvent. Quand on a vécu énormément d’anxiété et que notre système nerveux, du point de vue de la chimie organique, n’est plus capable de supporter autant de cortisol, cette hormone de stress, alors ça se déséquilibre du point de vue neurochimique et c’est là que la dépression apparaît. Le fait de vivre successivement une série d’événements stressants par exemple la perte d’un époux, une perte financière, la perte de sa maison, etc., tout cela peut occasionner la dépression. Encore là, il y’a des différences individuelles parce que tout le monde ne répond pas au stress de la même façon, tout dépendamment de notre histoire familiale. Donc il n’y a pas une recette standard qui dit « ça, nous mène à la dépression ».

[Un autre facteur est] l’isolement social. La recherche nous dit que lorsqu’on est en contacts sociaux, lorsqu’on établit des liens, on sécrète cette hormone-là, ce neurotransmetteur qui génère une humeur positive : la sérotonine. Et quand on est isolé pendant une longue période, notre cerveau sécrète moins de sérotonine, donc l’isolement social amène aussi une dépression majeure.

Il y’a d’autres recherches [qui avaient pour objet] des personnes qui faisaient des dépressions récurrentes. On a étudié leur façon de voir la vie, la façon dont elles géraient les circonstances difficiles et l’on a fini par se rendre compte que la lecture que ces gens-là avaient sur les circonstances de leur vie était similaire, tandis que les personnes qui ne faisaient pas de dépression avaient une manière différente de voir les choses. Donc on s’est rendu compte que notre système de pensées, notre lecture de la vie, notre façon d’évaluer ce qui se passe autour de nous [tout ceci] a aussi un impact ; si bien que l’on en est arrivé à dire qu’il y’a dix distorsions cognitives et quand on est caractérisé par ça, par notre façon de voir la vie, on est à plus grand risque de développer une dépression majeure.

La culpabilité, le manque de pardon et le fait de ne pas demander pardon, l’amertume peuvent aussi être à l’origine d’une dépression.

Je réalise que les facteurs qui vont conduire à un débalancement d’hormones ou provoquer une intense anxiété, qui à son tour causera une dépression, ont beaucoup à voir avec nos pensées, notre façon de voir la vie et d’interpréter ce qui nous entoure. C’est intéressant de réaliser que les aspects chimiques et émotionnels sont intimement liés : le corps n’est plus capable de faire son travail correctement parce que l’esprit ou l’âme n’a pas été capable d’interpréter les choses correctement.

Tout à fait. J’ajouterais aussi un troisième élément [quand on en vient au corps]. Se repose-t-on suffisamment ? Est-ce qu’on se nourrit bien ? Jusqu’à quel point prenons-nous réellement soin de notre corps ? C’est difficile de scinder l’être humain en une partie. Pour revenir à la maman qui a des nuits coupées [si on lui] rajoute un paquet de stresseurs, déjà qu’elle est fatiguée, elle peut être fragilisée. Donc il faut faire attention de bien prendre soin de son corps à travers le stress qu’on peut vivre.

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Il semblerait donc qu’on ne puisse pas vraiment parler de personnes plus à risque que d’autres de faire une dépression puisque tout dépendra de la manière dont chacun répond au stress, de son éducation, etc. Est-ce exact ?

Oui, tout à fait. S’il y’a quelque chose que je trouve important de démystifier, c’est que dans la société on va vivre la dépression comme quelque chose qui tombe sur nous. « Dans notre famille, on est comme ça ; on est tous dépressifs ». Ça c’est un mensonge contre lequel on doit se lever en disant : « Non, ce n’est pas vrai qu’on est victime de ça ». Seulement 10 % des dépressions peuvent être expliqués par l’hérédité, mais les 90 % restants s’expliquent par les stresseurs, une mauvaise hygiène de vie, une lecture des pensées qu’on laisse envahir par le négativisme, etc. S’il y a un grand mensonge à défaire, c’est celui-là.

Le fait de briser ces mensonges-là nous permet de sortir de la prison de la victimisation, de la fausse croyance qu’on ne peut pas en guérir, c’est comme ça et puis voilà.

Tout à fait.

Venons-en maintenant à l’Église. En général, au sein de la communauté chrétienne, la dépression est souvent interprétée comme un manque de foi en Dieu, quand son existence n’est pas tout simplement niée. Un chrétien peut-il souffrir de dépression ?

Bien sûr. À partir du moment où l’on vit une série d’événements qui nous pousse à nous « suradapter »… Je dis toujours que nous avons été créés pour vivre dans le jardin d’Eden, mais malheureusement on se retrouve en dehors du jardin où l’on doit gérer un paquet de situations auquel notre corps ne peut pas répondre parce qu’il n’a pas été créé pour vivre ça de façon répétée. Alors, s’il y a une conjugaison d’événements difficiles, stressants, qui arrivent en même temps, foi ou pas foi, notre corps en vit les impacts parce qu’il doit s’adapter aux changements qui s’imposent à lui. L’être humain est fait pour être dans quelque chose de routinier. Notre corps est fait pour respecter des rythmes biologiques, des cycles hormonaux, etc. Alors, dès qu’il y’a constamment [un élément nouveau qui vient perturber notre fonctionnement normal], notre corps n’est pas fait pour ça, alors ça n’a rien à voir avec la foi. Alors le chrétien peut se retrouver dans la dépression dans ce contexte-là. Comme j’ai dit tantôt, s’il a négligé le sommeil, s’il travaille 18 h sur 24, s’il ne gère pas bien son horaire de travail, par exemple, tout cela n’a aucun rapport avec la foi, mais avec la mauvaise gestion du temps, de ses priorités ; mais ce n’est pas un manque de foi qui amène ces situations-là.

Le verset qui me vient à l’esprit est le verset qui dit : « mon peuple périt par manque de connaissance ». Et ce qu’on comprend ici, c’est qu’on peut souffrir par ignorance. Ainsi, si j’ai une mauvaise gestion du temps, une mauvaise qualité du sommeil, une alimentation malsaine, le fait d’être né de nouveau ne m’épargnera pas les conséquences de ce mode de vie.

Tout à fait.

Et si je me retrouve donc à sombrer dans la dépression, quel est le traitement approprié pour en guérir ?

Pour la dépression majeure, le traitement médicamenteux peut être à prioriser quand les idées suicidaires sont persistantes, envahissantes. Dans ma pratique, c’est un incontournable dès le moment où les idées suicidaires sont très présentes, planifiées. Ça dépend aussi de ce que la personne a à accomplir quotidiennement. Par exemple, si l’on prend le cas d’une maman monoparentale de 4 enfants, j’insisterai pour la médicamentation ; car la personne doit avoir assez rapidement [redevenir minimalement fonctionnelle] pour être capable de s’occuper de son environnement. Les antidépresseurs ne sont pas une nécessité, mais dans la vie qu’on mène actuellement où des fois on a de grosses charges de travail, alors le traitement médicamenteux vise à apaiser, diminuer les symptômes de tristesse, la culpabilité envahissante ; il va permettre de retrouver la qualité de sommeil, l’appétit. Donc si l’on prend soin de notre corps, par la suite on pourra arrêter les antidépresseurs ; mais ce n’est pas quelque chose à négliger.

Sinon, ce qu’on va travailler beaucoup c’est l’hygiène de vie de la personne. Des fois, on veut vite travailler sur les pensées, mais si encore là la personne n’a pas de bonnes habiletés de sommeil, si elle ne nourrit pas bien, si elle ne fait pas d’exercice activité physique [mettre tout cela en place sera la priorité]. Alors on vient stabiliser ces aptitudes-là de la vie quotidienne en premier (marcher chaque jour au moins 30 minutes, se coucher et se réveiller à la même heure, etc.), plus la médication si c’est nécessaire. Parce que même si l’on travaillait les pensées en premier, il y a tellement de difficultés d’attention importantes que ça devient confus, j’ai de la misère à identifier ce que je pense dans tel contexte ; par conséquent, on a souvent besoin d’aller stabiliser le sommeil, l’alimentation, l’activité ; et après on peut commencer un traitement sur les pensées. Mais d’autres fois, c’est déjà tout installé et l’on peut commencer tout de suite le travail sur les pensées. Dans ce cas-là, on va utiliser les circonstances que la personne a vécues durant les 2 dernières semaines et lui demander comment elle a lu ou compris ces circonstances-là, pour mettre à la lumière les mensonges qui caractérisent sa façon de penser au quotidien.

Dans le cas d’un chrétien qui accepte d’inviter Dieu dans ce processus de guérison (car on peut ne pas inviter Dieu puisque c’est un choix), quelle place donner à Dieu dans ce traitement-là ?

La lecture de la Parole est difficile dans le sens où se concentrer est difficile. Tout [ce que je lis] m’accuse. On dirait que j’ai un Dieu sévère qui m’accuse. Souvent, les Psaumes deviennent l’endroit où l’on va encourager la personne à se réfugier. Alors, va lire les Psaumes et nourris-toi de louanges parce qu’encore là, le fait de répéter ces vérités, d’entendre de nouveau qui est Dieu pour moi, le Seigneur dit qu’il habite au milieu des louanges de son peuple, alors je m’en vais rencontrer mon Dieu. Donc même si je n’ai pas le goût de chanter, je peux au moins en écouter. Et tant mieux si j’arrive à le chanter même si mes émotions ne sont pas très alignées.

Pourtant, tu es le Saint qui siège sur ton trône, au milieu des louanges d’Israël. Psaumes‬ 22.4‬

Et ultimement, l’une des choses qu’on va faire c’est [demander au patient] : « comment tu vois ton Père dans les circonstances que tu es en train de vivre ? » Les gens disent souvent : il est déçu, il est fâché contre moi, je dois avoir un péché caché ; et ça les rend incapables de s’approcher de Dieu parce qu’ils interprètent [leur dépression] comme quelque chose qui est coupé entre eux et leur Père céleste. Donc aussi très tôt dans leur traitement, on va revenir sur l’identité en Christ, leur rappeler qu’ils sont recouverts du sang de Christ, leur rappeler comment leur Père céleste les voit. On va leur proposer des versets qui viennent asseoir la vérité : ton Père céleste a compassion de toi, il est à côté de toi, il veut te bercer. Alors on va ramener certains passages sur le caractère de Dieu. Cependant, on n’ira pas dans une lecture très élaborée parce que les difficultés de concentration sont trop grandes.

Quels mythes et préjugés avez-vous rencontrés en tant que psychologue, dans la communauté chrétienne, que ce soit par rapport à la dépression, à la santé mentale ou au fait de consulter un psychologue ? Pourrait-on démystifier certains d’entre eux pour la lectrice qui est en train de lire cet article ?

Le fameux passage qui dit « malheur à l’homme qui se confie dans l’homme » revient souvent comme mensonge ; comme si rencontrer un vis-à-vis avec qui je vais discuter de mon état d’âme c’est nécessairement manquer de foi en Dieu ou c’est aller me confier dans l’homme. Et pourtant, le Seigneur a vraiment dit qu’il utilise son Corps pour manifester son Esprit. Certains sont des mains, des pieds ou des orteils. Donc c’est un mensonge de croire que consulter c’est manquer de foi en Dieu, alors qu’aller voir un psychologue c’est s’exposer pour que Dieu utilise toutes les circonstances qu’il veut bien utiliser pour venir à notre secours. De plus, quand on connait comment le cerveau fonctionne, on se rend compte que là ou ce neurotransmetteur-là qui est à l’origine de la dépression qui est la sérotonine, on en secrète quand on est en relation avec les autres.

Donc [croire ce mensonge-là], c’est passer à côté, en se disant que ça va être moi et Dieu en esprit, je n’en parlerai pas avec les autres. Alors que Dieu nous a dit que le premier commandement c’est de l’aimer lui de tout notre cœur et de toute notre âme, mais c’est d’aimer l’autre aussi. Et la Parole dit que c’est un commandement qui lui est semblable ; alors pour Dieu c’est un tout : l’aimer lui, c’est aimer l’autre. Dans le traitement de la dépression, le fait de se retrouver devant une personne qui peut user de compassion, qui est les mains de Christ, qui est la bouche de Christ, qui manifeste son Esprit, il y’a de la puissance dans cela, pour moi c’est une évidence. Je dirais que le plus gros mythe c’est de croire que nous tous seuls, isolés, en esprit avec Dieu, ça devrait être l’unique moyen de fonctionner.

L’autre mythe c’est de croire que la dépression signifie que nécessairement on a un péché [qu’il y’a une porte ouverte dans la vie de la personne dépressive] ; [un autre est] que prendre un médicament c’est manquer de foi ! À partir du moment où l’on oublie que l’homme est corps, âme et esprit, c’est dangereux, car on a besoin de considérer ces trois parties de l’être humain dans le traitement de la dépression.

Avez-vous un conseil ou une parole d’encouragement pour une femme qui souffre de dépression en ce moment ?

Je dirais qu’il faut s’entourer de personnes qui vont refléter la compassion de Christ, l’amour de Christ parce que justement notre façon de voir Dieu est altérée dans ces moments-là ; nous avons besoin que d’autres nous rappellent l’amour de Dieu, le fait qu’il n’y a plus de condamnation en Christ, qu’ils nous rappellent qui l’on est en Christ. C’est un appel auquel l’Église doit répondre. C’est une chose de dire, oui, il y a des personnes dépressives, mais en tant qu’Église, est-ce qu’on est sensible pour aller vers celui qui a l’air abattu pour lui manifester qui est Christ pour l’aider à faire la bataille dans ses pensées quand justement l’ennemi l’a attaqué. Je pense que le Seigneur veut que le Corps de Christ, qu’en tant que famille, nous prenions la responsabilité de prendre soin de ceux qui sont abattus.

Et éventuellement, la personne dépressive doit pouvoir choisir ces personnes-là autour d’elle et identifier celles qui ne la jugeront pas, qui iront à son rythme, un petit pas à la fois. C’est l’un de premiers conseils que je suis portée à donner.

Merci beaucoup, Mme Gagnon, de nous avoir accordé cette interview. Ça a été un échange aussi éducatif qu’édifiant et inspirant. Pour conclure, avez-vous un verset préféré ou qui vous revient souvent lorsque vous pensez à la dépression ?

Oui j’aime bien le Psaumes 139 et Romains 8.1.

Je te loue d’avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse : tu fais des merveilles, et je le reconnais bien. Psaumes‬ 139.14‬

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Romains‬ 8.1‬

Sammantha Thom

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