Je m’appelle Victoria, j’ai 38 ans. Je souhaite vous raconter ce que Dieu a fait dans ma vie.
Il y a neuf ans, je suis venue au Canada pour rendre visite à un ami qui était venu étudier à Montréal. Sa famille lui manquait beaucoup, et de mon côté, je venais de perdre mon travail à l’hôpital. Comme j’avais du temps libre en étant au chômage, je lui ai proposé de venir lui rendre visite.
Il s’avère que cette visite a eu un impact énorme sur ma vie : au bout de deux semaines seulement, je suis tombée amoureuse du Canada. Lorsque je suis rentrée en France, je me suis dit : « Je dois y retourner. » Et quelques années plus tard, c’est ce que j’ai fait.
Durant les six mois que j’ai passés à Montréal, je cherchais désespérément du travail. Dieu avait placé des personnes sur ma route qui me donnaient des conseils, mais malgré cela, les portes de l’emploi ne s’ouvraient pas.
Un jour, à l’église, lors d’un atelier de louange, la leader nous a proposé un exercice pour apprendre à entendre la voix de Dieu. J’ai essayé… mais ce jour-là, je n’ai rien entendu.
Le lendemain, chez moi, j’ai refait l’exercice et j’ai demandé à Dieu ce qu’Il voulait me dire concernant le Canada. Pendant ce moment, le mot « étude » est venu fortement dans mon esprit.
Il faut savoir que j’avais arrêté l’école depuis longtemps et que je n’aimais pas particulièrement ça. Ma famille et mes amis m’encourageaient depuis longtemps à reprendre les études, mais je ne voulais pas : le bac (diplôme d’études secondaires) me suffisait. Pourtant, quand Dieu me l’a dit, c’était différent. J’ai senti une détermination nouvelle.
J’ai alors commencé à entreprendre des démarches auprès de différentes écoles. Avec mon amie Danièle, j’ai visité un établissement qui m’a tout de suite plu : j’y ai trouvé le programme qui m'intéressait. J’ai pu m’y inscrire, et quelques mois plus tard, lorsque toutes mes démarches d’immigration furent acceptées, l’école m’a officiellement admise.
Lors de la visite, Dieu m’a rappelé un épisode vécu à mes 16 ans. À l’époque, pour mes vœux d’orientation au lycée, je voulais faire un CAP Petite Enfance, mais mes professeurs ont refusé, en disant que je n’avais pas les capacités. Je me souviens encore de la tristesse que j’avais ressentie ce jour-là.
Dieu m’a rappelé cet événement et m’a dit : « Les hommes n’ont pas voulu miser sur toi, mais moi, je mise sur toi. Je suis le Dieu de la deuxième chance. » J’ai pleuré de reconnaissance. Mes amies me regardaient sans comprendre, puis lorsque je leur ai expliqué, elles ont dit : « Amen. »
Je rends grâce à Dieu, car j’ai pu étudier dans le domaine que je voulais, et surtout celui que Dieu voulait pour moi, car j’aime profondément les enfants. Lors de mon dernier stage, la professeure que je redoutais le plus m’a dit : « Victoria, tu es faite pour ce métier. Tu es très bonne. Pourtant, j’en ai vu des éducatrices en dix ans de carrière… Tu as vraiment quelque chose.» Je sais que c’est Dieu qui me confirmait mon appel à travers elle.
À ce moment-là, un verset revenait sans cesse dans mon cœur, faisant profondément écho à mon parcours :
Je vous remplacerai les années qu’ont dévorées la sauterelle. »
Joël 2.25
J’ai compris que Dieu me restaurait et me rendait tout ce que j’avais perdu, et même davantage.
Dieu m'a donné une seconde chance : il a restauré mes rêves, m'a redonné confiance et m'a guidée sur une voie que je n'aurais jamais imaginée reprendre. Je lui rends toute la gloire pour ce parcours et pour la vie qu'il m'a donnée au Canada.
Grâce à lui, j’ai pu terminer mes études, et aujourd’hui, je travaille dans un centre de la petite enfance avec des collègues formidables.
Témoignage de Victoria



