Mariée à un partenaire toxique : comment veiller sur son cœur face à des agressions constantes

Sammantha Thom 14 mai 2021 - 10 min
Mariée à un partenaire toxique : comment veiller sur son cœur face à des agressions constantes

Dans mon témoignage, Mariée à un partenaire toxique : ma rencontre avec Dieu, j’ai planté le décor en présentant ma relation avec mon mari. Dans cette partie, j’aimerais partager avec vous le processus de guérison et de transformation par lequel le Seigneur m’a fait passer. Le processus de guérison

L’amour de Dieu : une assurance certaine

La première étape de ma guérison a été marquée par l’affirmation de l’amour inconditionnel de Dieu. Le Seigneur a utilisé une sœur en Christ pour me parler et me dire combien il m’aimait. Il voulait que je sache que j’étais précieuse à ses yeux, et que son amour pour moi ne se mesurait ni à mes échecs ni à mes réussites. Il m’aimait telle que j’étais. Cette sœur a ensuite prié pour que Dieu guérisse mon cœur.

Qui peut nous séparer de l’amour du Christ ? Est-ce que c’est le malheur ? Ou l’inquiétude ? La souffrance venant des autres ? Ou bien la faim, la pauvreté ? Les dangers ou la mort ? Romains 8 : 35

L’état de mon cœur : loin du standard divin

Après m’avoir affermie dans son amour, Dieu m’a révélé le véritable état de mon cœur : combien j’étais aigrie et amère contre mon mari ! J’étais animée de sentiments haineux à son égard. Je lui en voulais tellement, que même quand je priais pour lui, je ne souhaitais même pas véritablement sa repentance. Je souhaitais davantage le voir subir la colère de Dieu. Une correction qui me vengerait de tout ce qu’il m’avait fait endurer.

Moi, le Seigneur, j’examine les pensées et les désirs de tous. Ainsi, je peux traiter chacun selon sa conduite, selon le résultat de ses actions. Jérémie 17 : 10

Le pardon : premier pas vers la guérison

Après avoir ouvert mes yeux sur mon état, le Seigneur m’a montré que j’avais besoin de pardon. J’avais besoin que le Seigneur me pardonne tous mes mauvais sentiments, car il m’appelait en tant qu’enfant de Dieu à aimer mes ennemis et à bénir ceux qui me maudissent. (Mathieu 5 : 44)

Ensuite, le Seigneur m’a expliqué que j’avais également besoin de pardonner à mon mari pour toutes ses méchancetés et pour sa mauvaise conduite. Même si ça me semblait difficile, voire impossible, j’ai obéi à Dieu en demandant pardon pour mes fautes et en déclarant ma volonté de pardonner à mon mari avec l’aide du Saint-Esprit.

En effet, si vous pardonnez leurs fautes aux autres, votre Père qui est dans les cieux vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux autres, votre Père ne vous pardonnera pas vos fautes non plus. Mathieu 6 : 14

La restauration : le mal changé pour mon bien

Dieu m’a appris qu’il fait concourir toutes choses pour mon bien. Certes, le Seigneur n’avait jamais voulu que je souffre dans mon mariage, ce n’était pas son plan parfait pour moi ; ça ne l’est pour aucune de nous. Mais de cette souffrance, il était capable de sortir quelque chose de bon en moi.

Le Saint-Esprit a commencé à répandre sa lumière sur mes traits de caractère qui n’honoraient pas Dieu. Il m’a montré mon orgueil, mon insoumission, ma rébellion, mes crises de colère, ma jalousie. La tâche était énorme.

Désormais, je ne faisais plus une fixation sur mon mari, mais je criais à Dieu pour ma propre transformation. Et le Saint-Esprit a puissamment agi en moi. Je n’étais plus la femme arrogante qui se défendait en gueulant ou en insultant. J’étais maintenant une femme si soumise que ça frôlait la folie, la lâcheté ou un manque de caractère. Je me souviens d’un incident particulier qui m’a fait réaliser tout le travail que Dieu avait opéré en moi.

Un jour, une jeune femme a appelé chez nous. Sans même se présenter, elle a exigé de savoir qui j’étais. Je lui ai répliqué que c’était à elle de décliner son identité. Elle m’a donné son nom, et je l’ai tout de suite reconnue comme une des multiples maîtresses de mon mari. Mais je n’ai laissé transparaître aucune émotion, je lui ai simplement répondu que j’étais la maîtresse de maison. Elle m’a alors demandé ce que je faisais encore là vu que mon mari et elle étaient fiancés et devaient bientôt se marier. Je lui ai simplement adressé toutes mes félicitations sans perdre mon calme. Elle a poursuivi en me demandant si nous avions encore des relations intimes, je lui ai rétorqué que c’était une question pour son fiancé.

Quand mon mari est rentré, je l’ai accueilli normalement : je lui ai servi à manger et nous avons discuté sans malaise. Vers la fin du repas, avec beaucoup de calme et de sérénité, je lui ai expliqué que « sa fiancée » avait appelé et s’était indignée que j’habite sous leur toit. Nous sommes allés nous coucher et je me suis endormie immédiatement. Vers 4 heures du matin, incapable d’avoir pu trouver le sommeil, mon mari m’a réveillée pour se confondre en excuses que j’ai acceptées sans éclats.

Je pouvais mesurer le chemin parcouru, car avant j’aurais crié, insulté, tempêté, etc.

Que c’est beau ce que le Seigneur peut accomplir dans nos vies ! Vous avez voulu me faire du mal, mais Dieu a voulu changer ce mal en bien. Il a voulu sauver la vie d’un grand nombre de gens, comme vous le voyez aujourd’hui. Genèse 50 : 20

Le repos : la rencontre avec le Dieu qui console

Même si le Saint-Esprit était à l’œuvre, pendant cette période de ma vie, je n’arrivais pas à m’arrêter de pleurer. Je ne pleurais pas devant les gens, mais quand je priais ou adorais seule ou à l’église. C’était à tel point que dans mon église, on m’avait surnommée la « pleureuse ». Une de mes amies les plus chères, qui est aussi une partenaire de prière, m’a d’ailleurs confié qu’au début de notre relation mes pleurs l’avaient traumatisée.

Le pire c’est que je ne comprenais pas non plus pourquoi je pleurais autant. Quand je priais, ce n’était que sanglots et pleurs qui montaient du plus profond de moi. Je ne réalisais pas que je n’avais pas encore été totalement guérie de ma souffrance. Sans le savoir, je pleurais sur ce mariage qui était un échec, et sur mes attentes et mes rêves brisés. Le Seigneur m’a montré que j’avais justement placé mes attentes au mauvais endroit. J’attendais de mon mari qu’il me rende heureuse, mais c’était une grave erreur, car le Seigneur devait être celui qui comble mon cœur et me donne sa joie. La seule solution pour moi était de reprendre mon cœur et de le donner à Dieu afin qu’il me remplisse de son amour.

J’ai commencé à prier dans ce sens, et un jour j’ai réalisé que mes pleurs avaient cessé et qu’une paix profonde m’avait envahie. Le Seigneur m’avait conduite dans son repos. J’étais sereine, heureuse. J’en ai reçu la confirmation lorsqu’une vieille amie que je n’avais pas revue depuis des années s’est fortement attachée à moi ; en effet, elle était émerveillée par ma transformation et voulait connaître le secret de la paix surnaturelle que je dégageais.

Vous connaîtrez cet amour qui dépasse tout ce qu’on peut connaître. Vous recevrez toute la vie de Dieu, et il habitera totalement en vous. Éphésiens 3 : 19

Renoncer à soi-même

Paradoxalement, alors que le Seigneur m’emmenait de gloire en gloire et transformait mon caractère pour le meilleur, la conduite de mon mari empirait. Il y avait des moments où j’avais le sentiment que chaque fois que je faisais un pas dans la bonne direction, l’ennemi l’utilisait pour me blesser et me faire souffrir. Mon défi permanent était de m’accrocher à mes victoires et résister à l’aigreur et l’amertume.

Dieu m’a révélé que le seul moyen pour moi de garder mon cœur était de renoncer complètement à moi-même pour que Christ vive et se manifeste en moi. Le processus de brisement était douloureux, mais ô combien efficace !

En effet, j’étais maintenant morte à moi-même, c’est-à-dire insensible au mépris, aux affronts, et aux insultes. Plus rien ne pouvait m’atteindre ni me faire souffrir, et je puisais ma joie et ma paix dans ma relation avec Christ.

Le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres. Alors, résistez ! Ne vous laissez plus attacher avec les chaînes de l’esclavage ! Galates 5 : 1

Fidèle à lui-même et à sa parole, Dieu a fait de moi le témoignage vivant de Romains 8 : 28 qui déclare que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu et qui sont appelés conformément à son plan divin ».

Je chéris l’œuvre de Dieu dans ma vie. C’est un pur bonheur de ne plus dépendre des sentiments de mon mari pour être épanouie. Et par-dessus tout, j’apprécie la grâce d’être capable de le respecter, de l’aimer de l’amour du Seigneur, et de prier pour son salut.

C’est pour la liberté que Jésus nous a libérés. Nous devons refuser de redevenir esclaves, même de nos émotions.

L’œuvre de Dieu

Le potier

Dans ma vie personnelle

Avant que je ne me laisse transformer par le Saint-Esprit, ma famille disait de moi que j’étais intransigeante, dure, et intolérante ; peu appréciaient ma compagnie. Aujourd’hui, je déborde de joie et de reconnaissance envers Dieu quand j’entends mes frères et sœurs témoigner de ma douceur, de mon amour et de mon grand cœur. Ils passent du temps avec moi et ils en redemandent.

Mes enfants ont eux aussi été témoins de ces changements. Si l’aîné a connu une mère intolérante, dure, à la limite abusive ; les plus jeunes ont eu la grâce de goûter à une maman plus compréhensible, tolérante, capable de manifester l’amour. C’est à tel point que lorsque l’aîné et l’enfant qui le suit me décrivent, certains refusent de croire qu’il s’agit de la même mère. Quelle œuvre extraordinaire Dieu a accomplie ! Et il continue de nous manifester sa bonté en restaurant ma relation avec le plus âgé.

Dieu qui demande d’instruire les enfants selon la voie qu’ils doivent suivre a également honoré sa parole dans ma vie. Avec acharnement, j’ai essayé d’encadrer mes enfants dans ses voies. Pendant longtemps, pour eux j’étais une fanatique et ils ne souhaitaient pas forcément suivre ce Dieu. Mais aujourd’hui, les voir engagés et passionnés pour Dieu réjouit mon cœur.

L’œuvre de Dieu dans ma vie professionnelle

Pendant les années difficiles que je traversais, je me souviens d’une parole que j’avais reçue durant un temps de prière. Le Seigneur disait qu’il utiliserait mon expérience afin que je puisse aider les femmes en difficultés.

Quelques années plus tard, je l’ai expérimenté dans mon lieu de service. Mon bureau s’était quasiment transformé en bureau de relation d’aide. Mes clients venaient me voir et finalement ils sortaient du cadre professionnel pour m’exposer leurs problèmes conjugaux. Certains collègues venaient également spontanément s’ouvrir à moi, et je les encourageais et les aidais en priant pour eux et en leur prodiguant des conseils.

L’œuvre de Dieu dans mon ministère

Je suis devenue une passionnée de l’enseignement biblique. J’ai rejoint un organisme chrétien qui avait pour mission entre autres d’enseigner la Parole de Dieu. L’Esprit de Dieu m’avait revêtu d’une puissance si exceptionnelle que d’autres enseignants se demandaient d’où venaient mon autorité et ma capacité à faire vivre la Parole. Qu’est-ce qui me distinguait des autres ? Était-ce ma voix ? Ou mon charisme ? Ni l’un ni l’autre. J’enseignais tout simplement mon témoignage vivant avec Dieu. En effet, je pouvais enseigner sur la soumission, la liberté, le repos, et beaucoup d’autres thèmes non pas comme une énième théorie, mais comme une expérience vécue.

Ta rencontre avec Dieu

Je ne sais pas ce que le Seigneur veut faire précisément dans ta vie. Ce que je sais, comme je l’ai partagé dans le témoignage précédent disponible ici, c’est qu’il a formé pour toi des projets de paix et non de malheur. Je sais aussi que peu importe ce que tu vis, il t’aime et veut t’utiliser pour sa gloire.

Alors dans toutes tes décisions, surtout celle de te marier ou de divorcer, il est impératif que tu aies une conviction ferme de ce que Dieu attend de toi. Mon histoire ne sera pas forcément la tienne. D’ailleurs, tu subis peut-être des abus plus tragiques (comme la violence physique par exemple), ne te replie pas sur toi-même. Cherche de l’aide et cherche le Seigneur. Je sais que tu le trouveras.

Témoignage de Gina L.

N’hésitez pas à nous contacter à info@jeveillesurmoncoeur.com si vous avez besoin de vous confier ou de prier avec un membre de notre équipe.

Sammantha Thom

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