La sexualité dans le plan de Dieu

Rivanelle Koutia et Sammantha Thom 09 septembre 2022 - 7 min
La sexualité dans le plan de Dieu

La prière, la méditation des Écritures, le parler en langues ou la foi sont autant de sujets de conversation que de nombreuses communautés chrétiennes qualifieraient de vertueux et louables, parce que ce sont des « choses spirituelles ». En revanche, peu d’églises encouragent les discussions autour de sujets comme la sexualité, qu’elles considèrent comme charnelle : « une affaire des hommes ». Celles-là semblent oublier que Dieu est celui qui a créé la sexualité et qui en a fait don à l’humanité, et de fait la Bible en parle sans réserve et n’en fait absolument pas un tabou.

La sexualité selon le monde

Selon le site gouvernemental québécois Santé Montréal, la sexualité comporte cinq dimensions : biologique, psychoaffective, socioculturelle, relationnelle et morale. Dans cet article, nous n’explorerons que la dimension biologique de la sexualité, notamment la relation sexuelle, la génitalité (ensemble des caractères et activités liés aux organes génitaux et au plaisir sexuel) et le plaisir sexuel.

Le Grand Dictionnaire de la psychologie définit la sexualité comme « l’ensemble des phénomènes sexuels liés au sexe que l’on peut observer dans le monde des vivants ». À cette définition, Le Robert ajoute que ces phénomènes sont « relatifs à la satisfaction de l’instinct sexuel ».

Cette recherche constante et éperdue du plaisir sexuel est très présente dans les sociétés contemporaines. En effet, le sexe est partout : sur les réseaux sociaux, dans les médias, à l’école, etc. ; et le message qui nous est communiqué est que la satisfaction du désir sexuel est non seulement notre droit, mais c’est quelque chose de sain, naturel, voire primordial pour notre bien-être physique et psychoaffectif. Ainsi, le monde nous encourage, entre autres, à « connaître » notre propre corps, à vivre au gré de nos pulsions et à expérimenter sexuellement sans gêne ni condition. Certaines sociétés occidentales vont même jusqu’à moquer ceux qui choisissent de préserver leur virginité, et à célébrer ceux qui multiplient les partenaires.

En bref, de nos jours, la sexualité n’est rien de plus qu’un instrument dont chacun est libre de disposer à sa guise *with no strings attached *(sans condition). Une conception qui s’oppose totalement et dangereusement à la vision de Dieu.

La sexualité selon Dieu

Dieu nous a fait don de la sexualité pour plusieurs raisons.

Pour propager la race humaine

La première référence à la sexualité humaine dans la Bible se trouve dans le premier chapitre du tout premier livre de la Bible, Genèse. Après qu’il nous est dit que Dieu créa deux genres : l’homme (le mâle) et la femme (la femelle), le verset 28 révèle que Dieu s’adressa ainsi à Adam et Ève :

Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.

Genèse 1.28

Le verbe « multiplier » est une traduction de l’hébreu rabah qui signifie « être ou devenir nombreux ». C’est là l’une des fonctions que la Bible attribue à la sexualité : la perpétuité de la race humaine.

Pour exprimer l’union entre les époux

La deuxième observation que l’on peut faire dans ce passage de Genèse est que Dieu fait don de la sexualité à deux personnes unies par le lien sacré du mariage, définissant clairement le seul cadre dans lequel la sexualité est un acte béni et porteur de fruits. De ce fait, le rapport sexuel est l’acte par lequel l’homme et la femme consomment leur mariage. C’est ainsi qu’ils s’unissent l’un à l’autre et deviennent une seule chair. Devenir une seule chair signifie que les deux époux deviennent une seule entité, un seul être, aux yeux de Dieu, puisqu’il se forme entre eux une union physique, spirituelle et relationnelle.

C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Genèse 2.24

Pour le plaisir des époux

La Bible nous dit que Dieu a créé les rapports sexuels pour procurer du plaisir à l’homme autant qu’à son épouse.

Que ta source soit bénie ! Fais ta joie de la femme que tu as aimée dans ta jeunesse, biche charmante, gracieuse gazelle, que ses charmes t’enivrent toujours et que tu sois sans cesse épris de son amour !

Proverbes 5.18-19

Et le cadre du mariage permet d'éviter toute immoralité sexuelle

Comme nous l’avons vu plus haut, Dieu a confié la sexualité uniquement aux couples mariés. Cela signifie que toute pratique sexuelle hors de ce cadre est un péché, car c’est un acte de désobéissance ; la Bible appelle de telles pratiques de l’immoralité sexuelle ou de l’impudicité. Dans sa première lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul déclare que si une personne « brûle », il vaut mieux pour elle qu’elle se marie pour ne pas tomber dans le péché. De plus, il encourage les couples mariés à avoir régulièrement des rapports intimes.

Cependant, pour éviter toute immoralité, il est préférable que chaque homme ait sa femme et que chaque femme ait son mari […] Ne vous refusez donc pas l’un à l’autre. Vous pouvez, certes, en plein accord l’un avec l’autre, renoncer pour un temps à vos relations conjugales afin de vous consacrer davantage à la prière, mais après cela, reprenez vos rapports comme auparavant. Il ne faut pas donner à Satan l’occasion de vous tenter par votre incapacité à vous maîtriser.

1 Corinthiens 7.2,5

L’impudicité

Le terme « impudicité » est une traduction du grec porneia qui signifie « relation sexuelle illicite », c.-à-d. une relation sexuelle hors des lois de Dieu.

Que l’impudicité, qu’aucune espèce d’impureté, et que la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints.

Éphésiens 5.3

Toutefois, l’impudicité ou l’immoralité sexuelle ne se limite pas seulement à un rapport sexuel proprement dit. En réalité, ce péché englobe toutes pratiques sexuelles que le Seigneur désapprouve, car elles sont contraires à sa volonté pour nous. Ce sont entre autres :

  • La fornication : relation sexuelle entre deux personnes qui ne sont pas mariées ; ceci inclut l’adultère, relation sexuelle extraconjugale (1 Cor 6.9-11)
  • L'inceste : relation sexuelle entre parents proches (Lév 18.6)
  • La masturbation : stimulation de ses propres organes génitaux dans le but de se procurer du plaisir sexuel (1 Cor 6.13)
  • L’homosexualité : relation sexuelle entre deux personnes de même sexe (Lév 18.22)
  • La pornographie : Le Petit Robert la définit comme « une représentation (par écrit, dessins, photos) des choses obscènes destinées à être communiquées au public » (1 Jn. 2.16)
  • Toutes formes de contact sexuel hors des liens du mariage : avec ou sans pénétration vaginale ou orale comme l’anylingus, le cybersexe, le pygmalionisme, la bestialité, etc. (Jac 1.14-15)

Toutes ces pratiques poussent l’homme à être esclave du péché et déforment sa vision du sexe. Pire encore, elles sont pour Dieu synonymes d’idolâtrie, puisque le grec porneia est aussi une expression métaphorique du culte des idoles.

Les conséquences de la sexualité en dehors de la volonté de Dieu

Galates 6 nous met en garde : « on ne se moque pas de Dieu ». En d’autres termes, il est impossible de tromper Dieu, de contourner ses lois ou d’éviter sa justice. Tout homme récoltera le fruit de son obéissance ou de sa désobéissance. Celui qui sème pour satisfaire ses désirs récoltera la ruine. Assurément, la sexualité en dehors de la volonté de Dieu a plusieurs conséquences néfastes parmi lesquelles :

Le seul moyen sûr et efficace de vivre une sexualité épanouie est de se soumettre entièrement à la vision de Dieu.

À toi, qui n’es pas encore mariée, garde-toi pure pour ton futur époux, car ton corps est le temple du Saint-Esprit.

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?

1 Corinthiens 6.19

Comment vis-tu ton choix de rester chaste pour Dieu dans notre société hypersexualisée ?

Rivanelle Koutia et Sammantha Thom

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